Dans le monde de l’écriture, on parle souvent de deux types d’auteurs.
Il y a les architectes : ceux qui planifient tout. Les chapitres, les rebondissements, les arcs émotionnels… parfois jusqu’à la dernière scène.
Et puis il y a les jardiniers.
Je fais clairement partie de la deuxième catégorie.
Quand j’écris, je n’ai pas un plan détaillé. J’ai plutôt une graine.
Une idée. Un personnage. Une tension romantique. Parfois juste une scène.
Et ensuite… je plante cette graine et je regarde ce qui pousse.
L’écriture comme un jardin
Pour moi, écrire un roman ressemble beaucoup à jardiner.
Je commence avec quelques éléments :
une héroïne qui a peur de s’attacher
un héros un peu trop sûr de lui
une situation qui va les obliger à se rapprocher
Et puis je commence à écrire.
Au fil des chapitres, je découvre :
leurs blessures
leurs contradictions
leurs réactions inattendues
Souvent, mes personnages prennent des décisions que je n’avais pas prévues.
Et honnêtement ? C’est l’une des choses que je préfère dans l’écriture.
La peur du "pas de plan"
Quand on débute, on entend souvent qu’il faut :
un plan détaillé
une structure précise
un arc narratif parfaitement maîtrisé
Et c’est vrai que ça fonctionne très bien pour beaucoup d’auteurs.
Mais ce n’est pas la seule manière d’écrire.
Personnellement, si je planifie trop, je perds quelque chose d’essentiel : la surprise.
Or, la surprise est souvent ce qui rend l’histoire vivante.
Dix romans plus tard…
Aujourd’hui, j’ai publié dix romans de romance en auto-édition sur Amazon.
Et malgré l’expérience, mon processus reste presque le même.
Je commence avec :
une ambiance
deux personnages
une tension émotionnelle
Puis j’écris scène après scène.
Je découvre l’histoire en même temps que mes lecteurs la découvriront plus tard.
Parfois je me trompe. Parfois je coupe des chapitres entiers.
Mais souvent, les moments les plus forts du roman sont ceux que je n’avais absolument pas prévus.
Le secret du jardinier
Être une autrice jardinière ne veut pas dire écrire au hasard.
Cela veut dire :
écouter ses personnages
suivre les émotions
faire confiance à l’histoire
Le travail de réécriture est ensuite là pour tailler, structurer et renforcer le jardin.
Parce qu’un jardin sauvage peut être magnifique… mais un jardin entretenu l’est encore plus.
Et toi ?
Si tu écris, j’ai une question pour toi :
Es-tu plutôt architecte ou jardinier ?
Réponds-moi en commentaire ou par message — j’adore découvrir les processus d’écriture des autres auteurs.
Adèle.